Conseil du 17 janvier 2011, question de Michel De Lillo

Monsieur le Maire,

Je vous remercie de bien vouloir inscrire les questions suivantes à l’issue de l’ordre du jour du conseil municipal du 17 janvier.

Question 1

Dans le compte administratif 2009, en sortie d’immobilisation apparaît un terrain cadastré BM 801 n°200700000084 acheté en 2007 pour 29 147.53 € et revendu en 2009 pour 1 500 € avec une plus value de 434.75 €. Devant l’anomalie constatée, il nous a été répondu que ce terrain avait été divisé en 4 parcelles. L’une d’elle figurerait à la page 105 du compte administratif pour un prix de cession de 10 320 €. Or ce terrain cadastré BM 794 n’a pas de numéro d’inventaire en infraction avec l’instruction budgétaire de la M14 au 1 janvier 2008 concernant l’inventaire qui stipule : « Ainsi, chacune des immobilisations (ou le cas échéant catégories d'immobilisation) incorporelles, corporelles ou financières, dont la commune est propriétaire, affectataire ou bénéficiaire au titre d'une mise à disposition, doit être consignée sous un numéro d'inventaire librement déterminé par l'ordonnateur.

Le numéro d'inventaire attribué lors de l'entrée dans le patrimoine communal est rappelé à chaque mouvement patrimonial affectant cette immobilisation, permettant ainsi de suivre l'évolution historique de l'immobilisation ».

Les 2 autres parcelles auraient été vendues en 2010. Sachant que le compte 775 est à 0 sur le budget primitif 2010, nous souhaiterions savoir où se trouve le produit de la vente dans le budget primitif 2010 ?

Question 2

Lors de l’examen de l’inventaire, certaines anomalies déjà signalées par la chambre régionale des comptes en 2005 subsistent malgré la volonté de monsieur le maire de se mettre en conformité avec la réglementation.

C’est ainsi que la chambre régionale des comptes nous signalait dans son rapport  :

« La tenue de l'inventaire

Lors du contrôle il a été constaté qu'à Epernay les biens de la commune ne faisaient pas l'objet d'une tenue de l'inventaire selon les dispositions réglementaires.

Le Directeur général des services a indiqué, qu'un inventaire physique des biens a été demandé dans chaque service pour le 1er juillet 2005 pour l'établissement d'un inventaire réel en décembre 2006.

Compte tenu des risques potentiels de vols ou de disparitions de biens encourus par la commune, que l'absence de tenue d'un inventaire précis est de nature à favoriser, la chambre rappelle les dispositions de la circulaire du 7 novembre 1997 relative à l'instruction budgétaire et comptable M14 qui expose les modalités de recensement des immobilisations, ainsi que la tenue de l'inventaire et de l'état de l'actif.

Le paragraphe 2.3 décrit les opérations spécifiques relatives aux immobilisations tant d'un point de vue réglementaire que du point de vue de l'attribution du numéro d'inventaire :

" Que l'immobilisation soit acquise à titre onéreux, au franc symbolique ou à titre gratuit, l'ordonnateur doit lui attribuer un numéro d'inventaire (ou numéro d'identification) selon les modalités décrites au §2.2 "

Le paragraphe 2.2 intitulé " Les modalités d'attribution du numéro d'inventaire " précise :

Chacune des immobilisations ou, le cas échéant, catégorie d'immobilisation, qu'il s'agisse d'immobilisation incorporelle, corporelle ou financière, dont la collectivité est propriétaire, affectataire ou bénéficiaire au titre d'une mise à disposition, doit être consigné, si tel n'est déjà pas le cas, sous un numéro d'inventaire (ou numéro d'identification) librement déterminé par l'ordonnateur.

Ainsi, lors de l'acquisition d'une immobilisation, qu'il s'agisse d'une immobilisation incorporelle, corporelle ou financière, un numéro d'inventaire ou d'identification est attribué par l'ordonnateur ; ce numéro est rappelé à chaque mouvement patrimonial affectant l'immobilisation en question, y compris lors de la constatation d'amortissements et, le cas échéant, de provisions pour dépréciation d'éléments d'actif.

Ce numéro d'inventaire doit ainsi permettre de suivre l'évolution historique d'une immobilisation déterminée :

* lors de l'acquisition (entrée du bien dans le patrimoine communal) ;

* lors de la constatation éventuelle de la dépréciation par le biais de l'amortissement ou de la provision, en fin d'exercice pour permettre la détermination de la valeur nette comptable du bien au 31 décembre de l'exercice ;

* lors de la cession, qu'il s'agisse d'une cession à titre onéreux ou à titre gratuit, de la réforme ou de la destruction (sortie du bien du patrimoine communal). "

Pour les biens individualisables, tels les bâtiments, les installations et aménagements, les véhicules ainsi que certains mobiliers et matériels, est affecté un numéro d'inventaire spécifique.

Il a pu être constaté que la ville d'Epernay ne respectait pas ces dispositions.

A titre d'illustration en 2001 un seul numéro d'inventaire (01.00000235) a été attribué au mobilier acheté pour aménager le bureau du maire. Or, la facture établie au Touquet jointe au mandat n°8473, bordereau 799 émis le 12 décembre 2001 pour un montant TTC de 226 290 F donne le détail suivant :

1 bureau Oskar 140x240 cm : 21 300,00 F

1 table LC10- en 140 x 140 cm : 15 580,00 F

2 tables basses LC 10 - 70x70 cm ht 33 cm à

7 370 F l'une : 14 740,00 F

3 canapés LC2 - L130xP70 à 33 170 F l'un : 99 510,00 F

8 bridges modèle CAB à 7 840 F l'un : 62 720,00 F

1 fauteuil de bureau Antropovarius sur roulettes : 12 440,00 F

Chaque élément aurait dû donner lieu à l'attribution d'un numéro individualisé.

La chambre observe que ce mode de fonctionnement ne permet pas d'avoir une connaissance exacte des biens de la ville et des différents services annexes et rattachés. Elle rappelle la circulaire interministérielle n° NOR/ECO/R/99/060036/C du 22 décembre 1999 relative aux modalités de production de l'état de l'actif et l'instruction N° 00-002-MO du 7 janvier 2000 du ministère de l'économie, des finances et de l'industrie qui fixe les modalités de recensement des immobilisations et de tenue de l'inventaire et de l'état de l'actif et invite la collectivité à prendre

l'attache du comptable public auquel il appartient de joindre l'état de l'actif à chaque compte de gestion tous les deux ans les années paires.

En réponse le maire indique qu'un inventaire est en cours. La chambre prend acte de la volonté de se mettre en conformité avec la réglementation. »

Or dans l’inventaire, nous avons retrouvé cette ligne inchangée pour le bureau du maire :

Numéro

Désignation du bien

Classe

Valeur

Date

Durée

Amortissement

Amortissements

V.C.N.

V.C.N.

immobilisation

d'acquisition

d'acquisition

amortissement

de l'exercice

antérieurs

au 01/01/2009

au 31/12/2009

0100000234

MOBILIER ET AMENAGEMENT BUREAUX

MATERIEL DE BUREAU

34 497,69

12-12-2001

15

2 299,00

16 093,00

18 404,69

16 105,69

Ce cas de figure n’est pas isolé, puisque d’autres immobilisations auraient dues être individualisées également dont :

2009000473

MOBILIER SALLE POLYVALENTE

MOBILIER

24 734,27

08-07-2009

0500000035

BACS DE RANGEMENT

MOBILIER

27 992,30

24-02-2005

2009000472

MOBILIER SALLE POLYVALENTE

AGENCEMENT & AMENAGEMENT DE BATIMENTS

20 564,93

08-07-2009

0700000463

2 PC POUR DRH

MATERIEL INFORMATIQUE & TELEPHONIQUE

1 519,23

21-09-2007

0800000354

PC POUR DRH

MATERIEL INFORMATIQUE & TELEPHONIQUE

827,05

21-08-2008

0600000341

9 MICRO ORDINATEUR CENTRE SOCIAL

MATERIEL INFORMATIQUE & TELEPHONIQUE

7 497,56

27-07-2006

0600000377

4 MICRO ORDINATEUR LMFFY5T LMFFY5W

MATERIEL INFORMATIQUE & TELEPHONIQUE

4 580,63

11-08-2006

0700000354

7 MICRO ORDINATEUR MAIRIE ACCUEIL

MATERIEL INFORMATIQUE & TELEPHONIQUE

5 567,28

29-06-2007

2009000350

4 MICRO ORDINATEUR

MATERIEL INFORMATIQUE & TELEPHONIQUE

2 993,97

12-06-2009

2009000370

4 MICROS ORDINATEURS

MATERIEL INFORMATIQUE & TELEPHONIQUE

2 993,97

16-06-2009

 

Extrait chambre régionale des comptes rapport de 2005 :

« Au cours de l'année 2000, la CCEPC et la ville d'Epernay ont acquis un broyeur en commun. Le montant total de l'achat est de 102 895 F TTC (15 686,24 euros), la CCEPC a remboursé 42 659,21 F HT (6 503,35 euros) à la ville d'Epernay. Alors que la ville d'Epernay n'a pas eu la charge totale de l'acquisition, dans la liste des amortissements 2001, le broyeur est inscrit pour son prix d'achat total. »

La ligne ci-dessous nous montre que l’erreur n’aurait pas été corrigée :

Numéro

Désignation du bien

Classe

Valeur

Date

Durée

immobilisation

d'acquisition

d'acquisition

amortissement

de l'exercice

0000000078

BROYEUR BUGNOT BV 730CV

MATERIEL & OUTILLAGE TECHNIQUE

15 686,17

06-01-2000

15

 

 

De plus, l’inventaire n’est pas exhaustif. De nombreux biens immobiliers tels l’hotel de ville, comep, cuisine centrale…des biens appartenant au musée également n’apparaissent pas. Aussi, nous avons des travaux sur certains biens qui sont amortis sans que l’immobilisation principale n’y figure.

Pourtant, certains élus visionnaires parmi votre opposition ont compris que disposer d’un inventaire améliorait leur champ de vision patrimonial et leur permettait de réaliser de véritables économies.

Bien souvent, le simple fait de connaître son patrimoine permet de mettre fin à des absurdités qui coûtent cher. L’inventaire physique favorise ainsi l’inventaire fonctionnel, mais également la maîtrise des
charges.
Ce type de démarche devrait s’observer de plus en plus au niveau local car la ressource devient rare et les compétences à assurer toujours plus nombreuses.
Les économies de gestion dégagées, ne serait-ce qu’en termes de gestion des contrats d’assurance, d’eau ou encore d’électricité ne sont pas négligeables.

Aussi, nous souhaiterions disposer d'un inventaire conforme à la réalité précisant tous les biens meubles et immeubles de la commune. Cet inventaire fondamental dont la mise à jour ne semble pas avoir été faite (en témoigne l'inventaire que vous nous avez remis en juillet), nous semblerait générateur d'économies futures.

-Aussi, nous vous demandons s’il serait possible de nommer une commission spéciale composée d’élus et de 2 comptables publiques (un choisi par vous même et un autre par nous) afin de réaliser un inventaire contradictoire ?

Question 3 ::

L'article L 411-II-3 bis du code Général des Impôts prévoit la possibilité pour les personnes handicapées ou les parents mineurs ou majeurs handicapés de bénéficier d'un abattement à la base sur le montant de la taxe d'habitation de leur résidence principale.

Toutefois, cet abattement a un caractère facultatif et doit être institué au moyen d'une délibération du conseil municipal de chaque commune. Pour que les familles concernées puissent bénéficier de cet abattement en 2009, la délibération au conseil municipal devra être prise en cas d'accord avant le 31 décembre 2008, en sachant que le vote définitif au conseil municipale peut être différé jusqu'au mois de mars 2009 pour être validé par l'administration fiscale. M. Jean-Pierre Mariot de Bry-sur-Marne nous fait parvenir un exemple de lettre à adresser (très rapidement) au maire de chaque commune.

-Acceptez-vous de proposer au prochain conseil municipal une délibération tendant à mettre en application cet abattement ?



19-01-2011 | 195 vues

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Commentaires


mentallo
le 19-01-2011 à 08:58:52
BONJOUR CEST DU NIMPORTE QUOI CELA MHORRIPILE AU PLUS HAUT NIVEAU DABORD POUR UN ROI IL AURAIT FALLU DU MATERIEL EN OR UN SIEGE EN DIAMANT ET TOUT LE RESTE POUR CET OR DURE VOILA CE QUE JEN PENSE
mentallo
le 19-01-2011 à 09:08:32
MAIS TOUT LE MONDE EST DACCORD C VRAIMENT DU NIMPORTE QOUI ET QUI PAIE TOUT CELA LASSURANCE DE LA VILLE LOL JE SUIS TOUJOURS AVEC CELA MAIS JE RESTE MALGRE TOUT LOURDEMENT HANDICAPEE A CAUSE DU ROI FAIENANT ET MA SECONDE REOPERATION IL MA BIEN FALLU TOUT REGLER A PARIS ET DEPUIS LORS JE SUIS ENDETTEE PAS LE MONDRE GESTE LE CCAS AIDE CEUX QUI NEN ONT PAS BESOIN JAI DES PREUVES CONCRETES ET A CHAQUE FOIS POUR MON ACCIDENT DEPAULE QUI DATE DE 3 ANS ON ME DEMANDE DES PREUVES APRES LES ORIGINAUX JE ME DEMUNIS DE TOUT ET RESULTAT EGAL 0 A BOUT DE SOUFFLE IL FAUT CESSER QUIL FASSE DU BEAU ET PAS SECURISE Y EN A PLUSQUE MARRE DE CETTE VILLE DEVENUE POURRIE DIRIGEE PAR DES POURRIS LES 2 AVOK PORTE LUNE EN FACE DE LAUTRE SONT PLUS ESCROCS QUE NOUS PAUVRES CITOYENS QUI SUBISSONS TOUTES LEURS ANERIES ON EST BIEN ASSIS DANS SES CANAPES ????? JE SUIS BIEN NULLE PART ET MA TETE EXPLOSE PAR TOUS CES FAITS MAIS MISE A PART CE TRAVAIL QUE FAIT MICHEL ET JEAN MARIE LES AUTRES CITOYENS DISENT AMEN PAYER DENORMES IMPOTS LOCAUX PEU IMPORTE Y A PLUS DE BOURGES QUE DE SIMPLESPERSONNES A VOUS DEGOUTER DE VIVRE ICI
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